Selon Albert Memmi: « Le racisme est la valorisation, généralisée et définitive, de différences, réelle ou imaginaires, au profit de l'accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier une agression ou un privilège. »
Cette définition du racisme semble avoir trouver plus d'un sympathisant entre chercheurs et enseignants de sciences sociales. Il faut dire que moi aussi, je la trouve juste. En effet, je pense que l'esclavage, et le colonialisme sont le fruit d'un racisme institutionnel, même si la société d'aujourd'hui semble souffrir d'amnésie et refuse de le reconnaître et de l'assumer, ce qui permet au racisme d'exister encore et toujours sous d'autres formes ou presque.
L'évolution du monde s'est tout le temps faite sur la différence et le refus de cette différence: couleur de peau, religion, nationalité,etc. Un sentiment permanent que l'autre, avec sa "différence", constituerait un danger, un possible désordre social. Sa différence fait de lui un élément perturbateur au lieu d'un élément enrichissant, comme le dit si bien Sain-Exupéry:"Si tu diffères de moi mon frère, loin de me léser tu m'enrichis."
Aujourd'hui en France, on nous parle d'identité nationale, mais c'est quoi cette "identité nationale" si ce n'est du racisme masqué? En Inde, le petit fils d'Indira Gandhi mène une campagne électorale anti-musulmans et après avoir déclaré lors d'un meeting électoral que si jamais son parti gagne les élections: "les têtes des musulmans seraient coupées!" (oui, rien que ça!! un petit Hitler en herbe) nous fait croire qu'il ne disait pas ça pour attiser la haine envers la minorité musulmane mais pour ramener la confiance chez les Hindous. Où va-t-on avec ces complexes de supériorité et ce refus de la différence? On est tous différents, entre tunisiens on est différents, entre musulmans on est différents, entre arabes on est différents, entre blancs on est différents, entre noirs on est différents, entre humains on est tout simplement différent! Pourquoi ne pas profiter de cette différence et faire une place à tout le monde dans cette différence, est-ce qu'on est obligé d'avoir la même couleur de peau pour travailler ensemble? est-ce qu'on est obligé d'avoir la même religion pour vivre dans le même pays? Pourquoi on ne juge pas l'homme sur ce qu'il est lui, sur ses actes, mais sur ses appartenances inées: on ne choisit pas son origine, ni son pays de naissance, ni sa couleur de peau, ni les croyances et la religion de sa famille...
Actuellement, le racisme fait vendre, il fait beaucoup vendre auprès des politiciens, il faut juste savoir le façonner et lui faire un bel emballage, et ça marche presqu'à tous les coups. Si on ne gagne pas les élections, on se fait des sympathisants, parceque "on n'a pas peur des mots et on dit tout haut ce que les autres disent tout bas,et on assume nos opinions et blablabla" .Sauf que pour moi, le racisme n'est pas une opinion qu'il faut assumer, mais est c'est un fléau contre lequel il faut lutter et une ignorance qu'il faut combattre.
9 commentaires:
On ne peut pas forcer les gens à s'aimer ou s'accepter, la liberté de conscience étant un droit garanti par la grande majorité des constitutions.
Par contre, on peut leur imposer de de tolérer, de vivre ensemble en société et de collaborer dans le respect. Il y'a des lois pour ça. Les gens peuvent être racistes s'ils le veulent, l'essentiel étant qu'ils gardent leurs opinions sous silence, et qu'il ne posent aucun acte qui puisse nuire à la tranquillité de la société. Tant que la machine fonctionne, les certitudes et les convictions des uns et des autres est ce qui est de moins intéressant. Bien sûr, ce n'est que mon avis. Tout le monde peut ne pas être aussi pragmatique que moi...
Le revers de la médaille.
Les mouvements antiracistes sont tous à respecter et saluer excepté celui qui en adhère non pour des raisons humanistes mais pour des fins discriminatoires (paradoxe) et ce pour mélanger le « TOUT » et se faire l’exception. En effet, la politique du métissage de tout genre peut avoir à son origine une idée manipulatrice et plus méchante que le mal qu’elle prétend combattre...
Ca se voit que t'as vécu qu'avec des tunisiens
Encore un faux débat...
@4dinars:désolée de te décevoir, mais je n'ai pas vécu qu'avec des tunisiens:)) et puis, ta remarque fait penser que le racisme est un phénomène tunisien! ce qui est ridicule, car il existe en Tunisie mais d'une manière moindre que dans d'autres pays..le racisme c'est partout dans le monde, en Europe, en Afrique, en Amérique, en Asie, il est partout... Si pour toi, il n'en vaut pas la peine d'être dénoncé, je me demande de quoi on devrait parler... Enfin tu dis "encore un faux débat", mais pourquoi t'arrête pas de suivre mes articles si tu les trouves tous inutiles ou nuls?
C'est bien des fois de lire des faux débats mais là c'est abusé
Pour parler de racisme faut avoir vécu avec des étrangers d'abord parce que là ton point de vue depuis carthage...
Ce qu'il y'a en Tunisie en fait, et sans vouloir offenser qui que ce soit, ce n'est pas tout à fait du racisme (évidemment, il y'a des racistes aussi, comme il y'en a partout), mais plutôt une profonde, viscérale et incontrôlable xénophobie. Et avant de me faire lapider, je tiens à rappeler que je suis un étranger qui vit en Tunisie, et qui sait donc parfaitement de quoi il parle...
@2dinars: "c'est bien des fois de lire des faux débats", bin ça en fait pas un fidèle lecteur non?:)
@jérem: le racisme est partout dans le monde.. mais je pense que dire qu'en Tunisie c'est la xénophobie, je pense que tu pousses un peu loin voir trop..
Comme je l'ai dit, tu manques de recul. Je vais de prendre un exemple tout bête. Bien sûr tu me diras c'est l'argument de l'homme de la rue. Je discutais avec un chauffeur de taxi il y'a quelques temps. Charmant, poli, et très cultivé. Le débat a glissé sur les grands projets publics immobiliers de la capitale. Et il m'a dit texto qu'il ,n'était pas heureux de ces projets pour deux raisons: D'abord que les buildings n'étaient en grande majorité pas financés par des capitaux tunisiens, et donc par voie de conséquence pas tunisiens (argument dont je prendrai des heures à démontrer l'irrationalité), mais qu'en plus, cela favoriserait beaucoup trop d'immigration....
Dans le même esprit, un de mes camarades de fac qui dit que pour lui, les étrangers sont un boulet pour la Tunisie, et qu'ils devraient être expulsés manu militari une fois le but de leur venue (études, contrat de travail, etc.) accompli.
Il y'a beaucoup de gens qui pensent comme ça. Bien sûr la peur de l'autre, tout le monde en fait l'expérience, mais le phénomène est vraiment exacerbé en Tunisie. De tous les pays où j'ai posé mes valises, c'est en Tunisie que j'ai eu le plus de mal à m'intégrer. D'ailleurs, je ne le suis toujours pas...
Encore une fois je ne veux offenser, ni blesser personne dans ses sentiments. Mais je crois quand même avoir plus d'occasions que toi ou tes compatriotes de remarquer ce qui est essentiellement un problème d'étranges, et qui n'a donc d'importance que pour les étrangers...
Ouai j'ai mes petites habitudes, tu fais pas la mise à jour de tes articles sur twitter
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