28.6.09

La burqa ou le cercueil ambulant


On monte d'un cran, après le voile, la France se retrouve aujourd'hui devant un nouveau problème; la burqa. Faut-il autoriser la burqa? S'agit-il d'une liberté individuelle ou un signe de radicalisation?
Le pire, c'est que le hijab,la burqa et les tchadors sont des traditions vestimentaires antérieurs à l'islam dans certaines régions de l'orient, alors pourquoi les musulmans se l'approprient-ils? L'islam a appelé à la pudeur vestimentaire, et en aucun cas à se balader dans un cercueil ambulant, je crois que c'est assez clair. Tous ces prétendus signes religieux ne sont que de piètres dérives des extrémistes dérangés qui n'ont rien de mieux à faire que de nous mixer leurs conneries pour en faire une idéologie sectaire et radicale.
J'ai à plusieurs reprises manifester mon opposition au phénomène du voile en Tunisie, mais que dire face à la burqa, la version "hard" du voile, j'en perds les mots. Oui chacun est libre de porter ce qu'il veut, en accord avec ses croyances. Mais mon gêne face à une fille dénudée est le même face à une fille qui porte la burqa. Pour moi, c'est deux cas sont inacceptables.Le port de la burqa me touche moi en tant que femme, et encore plus en tant que musulmane, car on déforme ma religion pour satisfaire quelques dépravés qui croient pouvoir nous dicter ce qu'il faut et ce qu'il ne faut pas faire, comme s'ils détenaient les clés du paradis. Mais peu importe ce que moi je pense, je veux comprendre pourquoi? pourquoi se cacher de la tête aux pieds y compris le visage et les mains? ignorance? manipulation? soumission? oui la liberté n'est pas dans le vêtu-dévêtu,mais cela ne crée-t-il pas plus de perversité et de frustration?
Source de l'image: Burqa: une BD de Jamila Mujahid et Simona Bassano di Tufillo

26.6.09

Hommage à un mythe

Michael Jackson, Concert à Tunis, 7 Octobre 1996

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Qu'on aime le rock, le blues, le jazz, le folk, la pop, l'électro, le trip hop, le hip hop, la dance, la musique classique, le malouf ou le mezoued, on aime tous Michael Jackson.Une musique intemporelle, qui ne mourra jamais.

24.6.09

On refait le zapping

Pour tous ceux qui croient que j'abuse quand je parle de manipulation médiatique, de désinformation et de propagande mensongère, en voici un exemple en vidéo:

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21.6.09

Les relations virtuelles, une fuite de la réalité ou une réalite enfouie?



Une relation virtuelle c'est quoi? y'a t-il des personnes prédisposées pour ce genre de relations? est-ce que c'est une fuite de la réalité? ou est-ce que c'est une part de notre réalité enfuie? Une communication par ordinateurs interposés est-ce une véritable communication? est-ce une communication limitée, ou au contraire une communication améliorée?

Une identité sans corps, mais pourtant elle existe, elle parle (ou elle écrit), elle pense, elle raconte des anecdotes, elle échange des idées, elle fait des réflexions, elle se fâche, parfois même se confie des secrets qu'on oserait jamais dire dans la vie réelle, mais le virtuel ne fait-il pas partie de notre vie réelle? ou c'est juste un refuge?

Et les sentiments dans tous ça? est-ce qu'on peut vraiment être "ami" avec quelqu'un qu'on n'a jamais vu mais avec qui on a beaucoup échangé? des gens qui tombent amoureux via le web, est-ce du vrai amour? ou juste un sentiment illusoire qu'ils se donnent?

Tant de questions sur ce phénomène auquel personne ou presque n'y échappe aujourd'hui. Des questions auxquelles je crois que je suis incapable de répondre...

Source de l'image : Randy Glasbergen

17.6.09

L'élection iranienne, vue par les bloggueurs français

Mir Hossein Moussavi, Le Ballon De Baudruche De Tehéran. par Alain Jules
" Le faible gagne s'il ne perd pas. Le fort perd s'il ne gagne pas » dit l’adage. Alors, en Iran, c’est qui le plus fort ? Lorsqu’on voit la lâcheté de Mir Hossein Moussavi qui envoie à la mort des hommes et des femmes, tentant d’imposer une Magna Carta ridicule au peuple iranien, il y a de sérieux doutes sur ses motivations réelles. Ce qu’on interprète en Occident comme étant du courage, c’est de l’esbroufe. Quand on voit des pancartes en anglais « where is my vote ? » en lieu et place du farsi, on comprend aisément qu’il ne s’adresse qu’à l’étranger, pensant que la mauvaise réputation du président élu pèserait sur la balance...Tous les aboyeurs occidentaux n’ont qu’un seul problème : Ahmadinejad. C’est l’homme à abattre et, le reste leur importe peu. J’en veux pour preuve, la sortie d’un dirigeant occidental qui a pris la poudre d’escampette hier à Libreville après avoir été hué et qui a dit son plaisir de voir les iraniens s’opposer à Mahmoud Ahmadinejad, le héraut perse et mondial. Pas de doute possible, n'en déplaise aux esprits chagrins, il restera président iranien jusqu'en 2013... Hier soir à La RAI UNO, une journaliste disait sa joie de voir aussi les provinces iraniennes s’embraser. De quoi faire du journalisme stalinien et être victime d’une déformation pavlovienne qui empêche de réfléchir soi-même face à ce mensonge abyssal qui nous assaille sur l’Iran..."

La Propagande se déchaîne mais Ahmadinejad reste zen. par Johan Livernette
"La presse française a rarement été aussi unanime. D’après Libération et La Croix « l’espoir est brisé », pour Le Progrès « les mauvaises nouvelles viennent de l’Orient », pour Le Courrier picard il s’agit d’un « mauvais signe ». Tous les médias institutionnels français, sans exception, nous jouent la même mélodie. Au même moment, sans réelles nuances, avec un manichéisme déconcertant. Depuis l’entre-deux tours des présidentielles 2002, on n’avait pas vu mieux. Ou pire plutôt.
Bizarrement, les résultats bruts sont presque étouffés, les heurts urbains hypertrophiés, les interviews orientées du même côté et l’image du président sortant très écornée. Jamais un vainqueur d’élection n’aura subi une telle fronde médiatique. Rien de bien surprenant pour qui suit l’évolution israélo-iranienne tout en sachant décrypter nos médias officiels. Gaza avait ouvert les yeux des plus sceptiques sur le lobby sioniste. Avec les dernières déclarations de Benjamin Netanyahu, Israël a brièvement été évoqué. Et bizarrement, le premier ministre de l’Etat hébreu n’a pas du tout subi le même traitement. Détail de taille, le mot « sioniste » n’apparaît jamais alors qu’il est le cœur du vrai problème...Il faut dire qu’en matière de démocratie, on est bons nous en France. L’UE veille pour ça. Exemplaire. Le Traité de Lisbonne en atteste alors que le peuple avait dit « non ». Une merveille de démocratie. Et puis, nos médias sont libres, les syndicats indépendants, les élections toujours propres, aucune corruption à noter. La Ripoublique démoncratique bien comme on l’aime ! Le gros problème de cette élection, c’est que l’Occident avait misé sur Hossein Moussavi dans l’espoir d’une diplomatie pilotée par les Etats-Unis, entre « modérés » comme ils disent. « Ils » pour rappel, ce sont nos médias, nos politiques de tous bords, les spécialistes du Moyen-Orient et même ceux ne l’étant pas mais qui se permettent de cracher leur venin à la gueule d’un homme à qui ils n’arrivent pas à la cheville. Les mêmes qui s’extasient sur Obama parce qu’il est noir. Tous sans exception là encore.Même Boniface utilise le langage officiel désormais. La pensée unique va jusque dans le verbe, l’emploi des mots autorisés ou… éliminatoires.
Alors les attaques pleuvent, les éditos pullulent, les images tournent en boucle, la propagande se déchaîne telle une vérité acquise aux yeux du téléspectateur non averti et forcément manipulé. Mais les faits sont têtus et les chiffres accablants : 62,6% pour Ahmadinejad contre 33,7% pour Moussavi. L’écart est trop abyssal pour contester sérieusement la victoire des « conservateurs ». Et pourtant, la violence des mauvais perdants est légitime, mais pas celle de la police. Allez comprendre…

Sous perfusion médiatique atlanto-sioniste comme j’aime le dire, le Français moyen en perd son latin. Le président iranien serait-il devenu, d’un coup d’un seul, un dangereux dictateur ? Pour l’AFP, cela ne fait aucun doute. « La victoire d’Ahmadinejad inquiète la France » selon elle. Mais de quelle France s’agit-il ? Réponse dans l’article : la France de Bernard Kouchner, Henri Guaino et Rama Yadé. Voilà qui est représentatif du peuple ! Cette dernière remet une énième fois les droits de l’homme sur la table, les autres insistent sur la suspicion, parlent d’élection truquée… toujours cette même dialectique aussi diabolisante que manichéenne. Heureusement, Mahmoud Ahmadinejad reste droit comme un « i ». Le bonhomme a cette intégrité, cette sérénité rassurante, celle d’un grand tribun doté d’une sagesse rare. Un vrai chef d’Etat, pas un félon pyromane, complexé et bourré de tics. Le président iranien est désormais bien plus qu’un chef d’état. Pour ses fidèles électeurs, c’est l’empêcheur de s’occidentaliser en rond, de baisser son froc devant l’oppresseur et encore moins face à une adversité largement vaincue par les urnes. Et pour nous, Français dignes et insoumis, un exemple à suivre, une figure emblématique de la résistance face à l’impérialisme criminel atlanto-sioniste ; et au-delà de cette résistance, le symbole d’une culture préservée, d’une indépendance nationale fortement menacée par la gouvernance mondiale."

Vous pouvez trouver l'intégralité des articles dans les blogs d'Alain Jules et Johan Livernette

11.6.09

"Sakozy, Israel et les Juifs", le livre interdit au pays de la liberté d'expression


Qui l'aurait cru, un livre censuré en France.. Je me rappelle d'un scandale il y a quelques années sur le livre des deux journalistes Nicolas Beau et Jean Pierre Tuquoi, Notre ami Ben Ali.. la France était scandalisée de voire le bouquin censuré en Tunisie... bin la France, aujourd'hui entre deux discours sur la liberté d'expression et les droits de l'homme, elle censure un livre qui dérange sa classe politique.

Le livre, écrit par un historien français, Paul-Eric Blanrue,se voit d'abord les portes de tous les éditeurs français fermées devant lui. Aucun moyen de le publier. Pas de panique, en Belgique, on veut bien du bouquin et on est prêt à l'éditer. Mais l'écrivain se heurte à une nouvelle censure encore plus grave, le livre est interdit de distribution en France, aucun moyen de se le procurer en France!.. je me passe de commentaires....

Alors, le livre en question, analyse les positions de Sarkozy en faveur d'Israel, décrypte les réseaux pro-israéliens en France et essaie d'instaurer une prise de conscience générale face la "dictature de la pensée" dont souffre son pays aujourd'hui. Sur son site officiel, on peut trouver le résumé de son livre, que j'ai décidé de reproduire ici:

"Aujourd'hui, en France, parler d'Israel avec sérénité et franchise est devenu impossible. La question est taboue. Quiconque se permet de critiquer l'État juif risque d'être qualifié d'antisémite. Dans la « patrie des Droits de l'Homme et de la liberté d'expression », un délit d'opinion, en politique et en histoire, est établi.

En lieu et place de la discussion libre, une dictature de la pensée unique a été instaurée.

Prônant la défense quasi-inconditionnelle d'Israël, Sarkozy met aujourd'hui en œuvre une politique qui est l'image inversée de celle du fondateur de la Ve République. Pour lui, toute critique d'Israël serait un signe d'antisémitisme."

10.6.09

Un discours, et après?

Quelques jours après le discours tant attendu d’Obama, je lis les réactions et cela me fait sourire de voir : « il y a un changement par rapport aux discours de Bush », non mais sérieusement, ça ne pouvait pas être pire, et puis c’est normal que ça change. Monsieur « We can » incarne le changement de l’image des USA tant voulu par les américains, alors la moindre des choses serait de changer le ton des discours…
Je ne vais pas être de mauvaise foi et dire que son discours ne sert à rien, mais il faut signaler qu’il n’a eu aucun mot sur l’offensive israélienne contre Gaza, juste un très léger blâme quant à la colonisation massive prônée par Netanyahou. Comme quoi le génocide israélien peut être oublié et enterré en deux mois. Pour les attentats du 11 septembre, on culpabilisera même nos arrières petits enfants, si par malheur ils oublieront ce jour…
Le discours était certes important car tout le monde attendait la vision d’Obama, mais en termes d’analyse concrète des problèmes et conflits, rien ou presque.
Maintenant, ce discours une fois prononcé, est-ce qu’il sera suivi d’actions, ou c’est juste une parade diplomatique et une tentative d’illusion, histoire de calmer les gens et améliorer l’image de son pays ? Vous savez, les mots c’est une chose, l’action c’en est une autre, et comme le disait Churchill : « les mots sont faciles et nombreux, les grandes actions sont difficiles et rares ».
Souvenez –vous de Bill Clinton en 1998, qui s’adressait aux palestiniens en disant : « Je connais les souffrances terribles qui ont résulté de la violence, de la séparation des familles, de la restriction dans la circulation des personnes et des biens. Je comprends votre préoccupation devant la colonisation, la confiscation des terres et la démolition des maisons. »
C’était bien beau, non ? Mais onze ans après, on en est où ?